Qui n’a pas rêvé devant les chiffres des droits musicaux ? Certains tubes ont rapportés des millions mais qu’en est-il des petites compositions ? on vous explique comment sont calculés ces droits :

Il existe trois modes de distribution

  • Discothèques, bals accompagnés d’un orchestre, copie privée
  • Télévision, radio, concerts, spectacles, cinémas, CD, DVD, téléchargements, streaming.
  • Prise en compte des œuvres reproduites sur CD et diffusées lors de concerts ou à la radio. Musique de fond et effets sonores.

Sur quelle base se fait le calcul des droits ?

Les taux de base pour les établissements de danse et de spectacle vivant sont de 5,39 % sur la vente des billets, et de 2,34 % sur toutes les autres recettes (bar/restaurant). La plupart des « clubs » sont encore soumis au taux des établissements de danse et de spectacle vivant qui proposent des activités de danse. Le taux de base est de 2,65% sur l’ensemble du coût de la billetterie.

voici un exemple concret :

Nous supposerons que 1000 places sont disponibles à 12 EUR.

Recettes de billetterie = 1000 x 12€ = 12000EUR

Recettes du bar = 800 x 10€ = 8000EUR (10 EUR de boissons par personne en moyenne).

Cela nous donne :

Le montant des droits sur la billetterie = 12000×5,39% = 647 EUR.

Le montant des droits sur le bar = 8000×2,34% = 187EUR

Montant total des droits = 834EUR

Quelques exemples célèbres de droits d’auteur musicaux

Combien rapporte « all i want for christmas is you » à Mariah Carey ?

La diva a gagné 60 millions d’euros, soit près de 2,5 millions d’euros chaque année, pour les droits de ce tube planétaire entre 1994 et 2018. (Voir la vidéo en haut de cet article).

Combien rapporte le slow « reality » de la boum à Vladimir Cosma ?

Les redevances annuelles sont d’environ 250 000 euros. Le compositeur Vladimir Cosma a déclaré : « Nous avons compté tous les disques vendus, et nous étions à 29 millions il y a cinq ans. » C’est une chose remarquable et ça continue. Je gagne environ 250 000 euros par an. Ce sont les royalties qui viennent de la sacem sans compter les droits en plus, comme aujourd’hui la publicité avec Uber eats. Il y a toujours quelque chose…

Combien rapporte « Born To Be Alive » à Patrick Hernandez ?

Autre chanceux du showbiz : Patrick Hernandez, un chanteur surtout connu pour son tube « Born To Be Alive » à la fin des années 1970. Il gagne encore entre 800 et 1 500 euros par jour, comme il l’a expliqué récemment sur France 2. Cela représente une moyenne de 360 000 euros par an. Il est aussi le compositeur, l’auteur et l’interprète de son titre disco… de quoi assurer ses vieux jours.

Quel est le rôle et les responsabilités d’un éditeur de musique ?

La principale fonction d’un éditeur de musique est de distribuer et de partager les chansons dont lui ou ses ayants droit ont accordé les droits.

Une fois l’œuvre créée, l’éditeur musical en gère l’exploitation et la commercialisation. La mission de l’éditeur musical est de promouvoir l’œuvre afin de générer des retours financiers.

L’éditeur musical prélève un pourcentage sur les revenus générés par les œuvres musicales, signe un contrat de cession et de publication de la musique et reçoit une partie des droits d’auteur pour une période pouvant aller jusqu’à 70 ans.

Jean Canu
Jean Canu est un ancien éditeur qui s'est reconverti dans l'auto-publication. Il est rédacteur sur edition7.fr depuis maintenant quelques années et nous fait profiter de son expérience.